Première VM distante avec virt-manager

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Salut bande de moules poilues ! Me revoilà avec mes découvertes de newbie sur KVM. Ce soir je me suis décidé : je vous détaille comment mettre en place votre première machine virtuelle KVM avec virt-manager, la surcouche graphique de libvirt.

Ça va être l’occasion de faire un tour plus ou moins complet de cet outil fabuleux pourtant en version 0.10 à l’heure où j’écris ces lignes.

Reprenons où nous en étions resté. Nous avions ajouté notre serveur KVM distant à notre virt-manager local afin d’y administrer des machines virtuelles via SSH.

Virt-manager là où nous l'avions laissé...

Virt-manager là où nous l’avions laissé…

L’élément « kvm.guillaume-leduc.fr » s’appelle une connexion. Vous pouvez obtenir pleins de détails sur vos connexions en double-cliquant dessus, une fenêtre avec plusieurs onglets intéressants faisant son apparition.

Le premier onglet n’est autre qu’un aperçu général de votre connexion.

Détails de la connexion - Aperçu

Le deuxième va vous permettre de configurer les réseaux virtuels KVM. Ici on voit qu’un réseau a été configuré par défaut, en 192.168.122.0/24.

Détails de la connexion - Réseaux virtuels

Le troisième concerne l’aspect stockage de KVM. J’ai volontairement supprimé tous les stockages car nous allons y revenir un peu plus loin.

Détails de le connexion - Stockage

Et enfin, comme son nom l’indique, le quatrième onglet intitulé « Interfaces Réseaux » vous permet de configurer… vos interfaces réseau. Si vous êtes un lecteur assidu du blog, vous n’êtes pas sans savoir que l’interface br0 n’est autre que le mode bridge que nous avons précédemment configuré avec bridge-utils.

Détails de la connexion - Interfaces réseau

Préparation de KVM

Avant d’installer notre première machine virtuelle, il va falloir configurer certains aspects de KVM pour que celles-ci puissent disposer de tous les éléments nécessaires à leur création à savoir : du stockage, de la puissance de calcul et un accès réseau.

Configuration du stockage sous KVM

Détails de le connexion - Stockage

Nous allons avoir deux éléments à configurer ici :

  • Un espace de stockage dédié aux images disques de nos distributions préférées, afin d’amorcer leur installation.
  • Un espace de stockage dédié aux images contenant nos machines virtuelles.

Vous pouvez très bien fonctionner différemment à ce niveau là car cette méthode est adaptée à mon architecture actuelle. Je me casse les dents sur la mise en place d’un serveur de boot PXE mais une fois celui-ci prêt, je n’aurais plus besoin de gérer mes images disques avec KVM par exemple…

Stockage des images disques

Je dispose d’un dossier en partage sur mon serveur qui contient plusieurs distributions Linux. L’idée ici c’est d’ajouter ce dossier dans KVM pour que mes VMs puissent accéder aux images .iso. Ajoutez un pool de stockage en cliquant sur le petit « + » en bas à droite.

Choisissez un nom et un type pour votre pool.

Choisissez un nom et un type pour votre pool.

De nombreux types de stockages sont acceptés par KVM : cibles iSCSI, groupes de volumes logiques, répertoires, disques physiques… À noter que le nom de votre pool ne peut contenir que des caractères alphanumériques (il me semble) (l’accent n’a pas été accepté…).

Cliquez sur suivant et renseignez l’emplacement de votre stockage.

Cette étape dépend évidemment du type précédemment choisi...

Cette étape dépend évidemment du type précédemment choisi…

Rien de très original ici. Cliquez sur « Terminer », votre pool doit maintenant apparaître avec son contenu 🙂

Oups il va bientôt falloir racheter un disque-dur...

Oups il va bientôt falloir racheter un disque-dur…

Stockage des machines virtuelles

Pour cette étape, j’ai décidé de créer un groupe de volumes logique sur un disque de 1To que je vais dédier à KVM. Le choix du volume logique vous apporte une grande souplesse dans la mesure où c’est KVM qui gérera tout seul la création de vos volumes logiques sur vos groupes de volumes. Je n’ai pas essayé mais je suppose que ce type de stockage doit permettre d’agrandir à souhait et à chaud le stockage disponible pour nos VMs.

J’ai donc réitéré l’opération précédente mais en choisissant « logical: Volume de groupe LVM » à la première étape.

Virt-manager - Pool de stockage VG

Et en renseignant l’emplacement de mon Volume Group en seconde étape.

Virt-manager - Pool de stockage VG02

Il va de soi que le volume group a été préalablement configuré. Je prépare un long mémo résumant toutes (ou presque) les opérations possibles avec LVM mais il est un peu beaucoup long…

Je dispose donc maintenant d’un espace où stocker mes futures machines virtuelles !

Finalement il reste un peu de place :)

Finalement il reste un peu de place 🙂

Autres préparation

Les autres composants n’ont pas besoin d’être configurés ici. L’interface de virt-manager reste relativement aisée à prendre en main mais n’hésitez pas si vous avez un souci, j’y répondrai avec plaisir !

Création de la première machine virtuelle

Clic-droit sur la connexion > Nouveau.

Virt-manager - nouvelle VM01

J’ai récemment essayé le boot PXE et c’est vraiment quelque chose à mettre en place si vous en avez la possibilité… Pour le moment nous nous contenterons du média d’installation local. La deuxième étape consiste à renseigner où KVM doit aller chercher notre image .iso. Vous pouvez aussi choisir un type et une version de système d’exploitation, ils y sont presque tous.

Allez fouiller !

Allez fouiller !

L’étape suivant définit la quantité de mémoire vive et d’unités de calcul à attribuer à la VM.

Virt-manager - nouvelle VM03

Puis on détermine où stocker notre VM. Ici j’ai simplement demandé à KVM de générer un volume logique dans le volume groupe préalablement définit d’environ 10Go. Tout se fait automatiquement c’est vraiment impressionnant !

Virt-Manager - nouvelle VM04

Vous êtes maintenant prêt à faire chauffer le CPU de votre serveur ! Après avoir spécifié quelques options avancées si besoin.

Virt-manager - nouvelle VM05

Votre machine se lance juste après avoir cliqué sur « Terminer » et une fenêtre s’ouvre pour que vous puissiez l’administrer via VNC.

Démarrage de la première machine KVM

Conclusion

Voilà j’espère que ce petit tour du propriétaire vous a plus et vous a convaincu si jamais vous hésitiez à vous lancer dans KVM. Je découvre cet outil et plus je l’utilise et plus je le trouve fantastique par rapport à toutes les possibilités qu’il va m’offrir !

Sachez que tous les systèmes d’exploitation sous architecture x86 sont à priori virtualisables avec KVM, il ne devrait donc faire qu’une bouchée de Micro$oft Windows XP, Vista, 7, 8, Server 2003 et ultérieur, voire même de Mac OSX (beurk). J’ai donc encore plein de choses à découvrir et à partager avec vous à ce sujet.

À bientôt 😉

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