Protégez vos torrents des spywares et d’HADOPI

Out Of My Computer

Si vous utilisez le protocole BitTorrent pour échanger ou télécharger des données sur Internet, sachez que vous exposez aussi votre ordinateur à de multiples dangers, à commencer par TMG venant violer votre vie privée directement chez vous !

Vous ne connaissez pas TMG ? Vous devriez. Comme nous l’indique si bien Wikipédia, Trident Media Guard est le prestataire d’HADOPI chargé de « contrôler » les échanges entre utilisateurs sur le réseau P2P français. C’est lui qui se charge de récolter votre adresse IP parce que vous êtes un vilain voleur qui détruit le travail des artistes, pour la fournir à HADOPI !

Mais comme je vous l’indique juste au-dessus, au-delà d’HADOPI, vous exposez votre PC au monde entier via BitTorrent, y compris à des machines zombies, des spywares pouvant monitorer votre activité et autres joyeusetés du net. Comme je tiens à ma vie privée sur Internet, et que je suis (presque) un parano de la sécurité, voici mes petits secrets (qui ne le sont pas) pour me protéger de tout cela,[troll] tout en continuant de télécharger la dernière version d’Ubuntu tranquillement ! [/troll]

La solution vous l’aurez peut-être deviné, est très simple car elle consiste en une application qui va agir comme un mini parefeu en autorisant ou en refusant la connexion d’un hôte qui chercherait à se connecter à vous. Pour savoir qui laisser entrer ou pas, le logiciel utilise une base d’adresses mises à jour régulièrement au travers de listes, ou filtres (généralement sous forme de fichiers .p2pt !).

Pour la partie HADOPI, même si le but de cet article est de vous apprendre à vous protéger, sachez que TMG n’utilise que 6 serveurs pour scruter le web et que les plages d’IP qui leur sont dédiées sont connues du public, d’où la possibilité d’un tel filtre.

Mettre sa capote sous Windows

Quelque soit le client Torrent que vous utilisez, le logiciel de blocage reste complètement indépendant et travaille en tâche de fond. Sous Windows, ce magnifique outil s’appelle PeerBlock !

Chers utilisateurs de Windows, je vous passe les screenshots détaillant l’installation : faites Next > Next > Next > Install. PeerBlock vous demande ensuite, lors du premier lancement, de choisir à quelles listes vous souhaitez vous abonner, et à quelle fréquence vous souhaitez rechercher les mises à jour. Pour ma part, j’ai suivi les instructions de {niKo[piK]} :

Abonnement filtres PeerBlock

Pensez juste à autoriser HTTP par défaut sinon il parait que vous pouvez avoir des soucis pour naviguer sur le web…

Seulement 36 heures que mon PC tourne avec µTorrent et les logs sont déjà bien remplis !

PeerBlock02

Preuve de l’utilité d’un tel outil ! Il m’empêche ici de me connecter à des hôtes à risque.

Protéger votre Linux

Pour ma part je suis sous Linux Mint 14 depuis novembre 2012 et il se trouve que tous les outils sont déjà installés. L’équivalent de PeerBlock sous Linux, toujours open source, s’appelle pgld (anciennement moblock) pour Peer Guardian Linux Daemon. Ce n’est rien d’autre qu’une application console capable d’utiliser les listes de PeerBlock. L’installation se fait en quelques commandes :

Ajoutez le dépôt et installez :

sudo apt-add-repository ppa:jre-phoenix/ppa
sudo apt-get update
sudo apt-get install pgld

Si vous souhaitez ajouter une interface graphique, installez le paquet pglgui.

Pour les autres (un peu plus barbus), plus d’informations sur la documentation Ubuntu

L’interface ressemble beaucoup à PeerBlock :

PeerGuardian Linux

Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de vous détailler toutes les fonctions… Si vous avez des questions, j’y répondrai volontiers via les commentaires. Pensez cependant à autoriser les protocoles de base comme http, ftp, https… Sinon vous risquez d’avoir un souci pour accéder au web. Autorisez aussi votre LAN (192.168.1.0/24) si tout comme moi vous bidouillez chez vous.

Après tout, PeerGuardian se comporte comme un pare-feu, la fonctionnalité supplémentaire étant sa capacité à utiliser des listes de filtres, que vous pouvez trouver en quantité sur iblocklist.com.

Conclusion

Voici donc d’excellents outils permettant d’utiliser le vaste réseau BitTorrent avec une sécurité renforcée. Néanmoins, PeerBlock ou PeerGuardian ne seront JAMAIS aussi efficaces qu’un VPN si vous avez des données sensibles à partager, gardez bien cela à l’esprit ! Allez sur ce, bon partage 🙂

Source de l’image d’entête : reflets.info, que je vous invite à ajouter dans vos flux.

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