[Tuto] Ripper vos Blu-ray en .mkv

De l’utilité de la dématérialisation

L’objectif de ce tutoriel est de pouvoir disposer de ma collection de Blu-ray physiques sur le réseau multimédia de ma maison, et de pouvoir avoir une sauvegarde de mes DVD qui se rayent facilement. Je ne vais pas vous lister les avantages du .mkv par rapport au disque physique tant ils sont nombreux. La conversion de celui-ci en .mkv n’est pas une opération très compliqué en soit mais nous manipulons des fichiers de plusieurs dizaines de gigaoctets et par conséquent, elle nécessite pas mal de temps !

Donc ne perdons pas de temps, lançons-nous !

Note : ce tutoriel me sert avant tout de mémo personnel. Peu de chance donc que j’apporte mon aide à ceux qui auraient des problèmes. Mon article propose suffisamment de liens pour vous en sortir (à mon avis).

Première étape : préparation du terrain

Avant de commencer, il est important de bien s’organiser. Nous allons avoir plusieurs logiciels à télécharger, et découper notre DVD en plusieurs fichiers. Et oui : vidéos, audio, sous-titres sont autant de données qu’il va nous falloir traiter.

Je vous propose donc de créer un répertoire portant le nom du film à ripper pour mieux nous y retrouver. Dans notre cas, ça sera Marvel’s Avengers, que vous connaissez sans doute.

Ensuite, nous avons plusieurs outils à télécharger :

  • DAEMON Tools Lite pour la création de l’image disque .iso (gratuit).
  • AnyDVD HD pour faire sauter les protections imposées par nos chers amis les producteurs de films (payant).
  • BDinfo pour récupérer toutes les informations utiles de notre disque (nom de piste entre autres) (gratuit).
  • SupRip, qui va nous permettre de traiter les sous-titres (si vous souhaitez les garder) (gratuit).
  • TsMuxerGUI. C’est lui qui va faire le plus gros du travail, à savoir extraire toutes les données du .iso vers un dossier (on appelle cela « démuxer ») (gratuit).
  • MkvmergeGUI pour faire l’opération inverse (du dossier vers le .mkv) (gratuit).

Inutile de préciser qu’il vous faut un lecteur Blu-ray…

Deuxième étape : création de l’image .iso

Pourquoi créer une image ? Tout simplement pour des raisons de gains de performances et d’entretien du matériel. Plutôt que de faire gratter notre lecteur Blu-ray qui nous a coûté un bras pendant des heures, nous allons faire travailler notre disque-dur, à qui cela pose moins de problèmes. De plus, les temps d’accès et de traitement seront beaucoup plus élevés sur un .iso.

Nous allons utiliser une option très pratique de DAEMON Tools.

  1. Insérer la galette dans le lecteur
  2. Lancer DAEMON Tools
  3. Cliquer sur « Créer une image disque ». Sélectionner le lecteur, le dossier de destination, veiller à bien choisir l’extension en .iso et non .mds puis « Démarrer ».
Interface de DAEMON TOols Lite

Créer une image disque.

Cette étape peut prendre un peu de temps en fonction de votre lecteur ou du bluray. Avengers fait environ 43Go et a pris entre 1h30 et 1h45.

Troisième étape : récupérons les informations utiles

Inutile de mettre dans notre .mkv tout ce qui concerne les bandes annonces ou les publicités… Il va donc falloir que nous sélectionnions les pistes correspondantes à ce que nous désirons. Pour cela, il y a BDinfo.

Après avoir monté votre image disque avec DAEMON Tools, naviguez dans l’arborescence du disque avec BDInfo jusqu’à atteindre un dossier nommé « STREAM ». Ce dossier contient toutes ces fameuses pistes. BDInfo va nous donner un tas d’informations sur celles-ci, notamment la durée et une estimation de la taille de chacune d’entre elles.

Screen BDInfo

Toutes les informations de nos pistes sont ici !

Dans mon cas, on voit bien que 00800.MPLS dure 2:22:54 et fait environ 36Go. Je note donc ce nom dans un coin car il va me resservir pour l’étape suivante.

Quatrième étape : le démuxage

Maintenant que nous avons connaissance des pistes qui nous intéressent, nous allons pouvoir les extraire du disque avec TsMuxer.

Après avoir lancé le logiciel, on clique sur « add » à droite et on ajoute le fameux fichier noté précédemment.

Screenshot TsMuxer

Veillez à sélectionner tout ce qu’il vous faut.

La section « Tracks » liste toutes les pistes audio / vidéos / sous-titre du fichier 00800.M2TS. Évidemment, les sous-titres russes nous intéressent peu… Nous allons donc cocher uniquement les pistes qui vont bien. Personnellement, j’aimerais pouvoir profiter de mon film en VOSTFR. Je vais donc sélectionner la piste vidéo (encodée en H.264), les deux pistes audio DTS-HD anglaise et française, ainsi que les sous-titres anglais et français. On sélectionne le dossier de sortie. Pour moi ça sera le dossier spécialement créé pour mon rip. On vérifie que « Demux » est bien coché et on clique sur « Start demuxing ».

Un peu de patience, ça va mettre du temps. Prenez-vous une pause, buvez un café, allez faire un tour sur bonjourmadame

Une fois cette étape terminé et après avoir rangé vos mouchoirs, nous avons un joli dossier contenant toutes nos pistes :

Screen pistes démuxées

Le fichier .264 correspond à la vidéo, les .dts au son et les .sup aux sous-titres.

Nous allons pouvoir passer à l’étape suivante.

Cinquième étape : les sous-titres

Note : avant de vous lancer dans cette longue étape, vérifiez que vos sous-titres n’existe pas déjà dans la base de données d’opensubtitles.org, ça vous fera gagner beaucoup de temps.

Ici pas de secret… Les fichiers .sup correspondent à des fichiers images. En effet, les sous-titres d’un DVD / Blu-ray sont affichés sous forme d’image, et c’est rarement bien pris en compte par nos lecteurs classique type VLC après un démuxage. Il va falloir transcrire ces .sup au format texte, parfaitement lisibles par VLC. Nous aurons donc des fichiers .srt. Le problème, c’est qu’il est en général difficile pour un programme de transcrire proprement une image en texte (d’où l’intérêt des Captcha d’ailleurs). Nous allons devoir « aider » SupRip à convertir ces fameux sous-titres.

Lancez SupRip, cliquez sur Open et ajoutez la piste .sup de votre choix.

Screen SupRip

Comme vous le voyez, SupRip n’est pas capable de deviner tous les caractères.Nous allons lui indiquer à quel caractère correspond l’image découpée (en jaune). Pour commencer, cochez « Automatically continue with next Subtitle », puis cliquez sur « OCR ».

Un cadre jaune apparaît autour du caractère que SupRip ne reconnait pas. Tapez ce caractère dans le petit champ en bas et appuyez sur « Entrée ». SupRip comprend que cette image correspond à « é » et va donc remplacer chaque occurrence de l’image par « é ».

Lorsque toute la ligne est verte,appuyer sur « Entrée » ou cliquez sur OCR pour que le logiciel poursuive la lecture du fichier .sup jusqu’à la prochaine erreur de reconnaissance. D’ailleurs vous pouvez voir l’état de la reconnaissance via l’onglet « SRT », qui correspond à la sortie au format texte.

Continuez ainsi jusqu’à la fin.

Vous l’aurez deviné une fois terminé, cliquez sur « Save » dans l’onglet « SRT » et enregistrez votre piste dans le dossier du démuxage.

Sixième étape : le « muxage »

Nous sommes maintenant prêt pour assembler nos différentes pistes pour ne former qu’un fichier .mkv.

Cette étape est très simple mais va prendre beaucoup de temps puisqu’il faut tout recoller ! Et ça se passe avec MkvMerge.

Screen MkvMerge

N’oubliez pas de tout paramétrer !

J’espère que vous avez gardé BDinfo sous la main parce qu’on a besoin de quelques informations.

  1. La piste vidéo : dans les options générales, vous pouvez tout laisser par défaut. L’onglet « Options spécifiques au format » nous intéresse davantage car c’est là que nous allons définir le nombre d’images par seconde. Ce nombre nous était donné par BDinfo au début du tuto. Généralement pour les Blu-ray, c’est 23,976 fps soit 24000/1001p. Vous pouvez aussi spécifier le format de l’image. Pas la peine de toucher au reste.
  2. Les pistes audio : nous allons pouvoir définir la lange de chaque piste audio via l’onglet « Options générales ». Sélectionner la langue dans le menu déroulant « Langue : ». Si jamais vous avez un doute sur la langue de la piste sélectionnée, vous pouvez l’écouter avec VLC (qui prend en charge le .dts).
  3. Les sous-titres : pour des raisons pratiques je n’ai gardé que les sous-titres français. Grâce à l’onglet « Options générales » toujours, nous allons pouvoir définir s’il faut forcer l’affichage des sous-titres et s’il faut utiliser ces soustitres par défaut. Ici c’est à chacun de voir…

Une fois tous ces réglages prêts, sélectionnez un fichier cible et cliquez sur « Démarrer le multiplexage » ! MkvMerge va recoller tous les morceaux pour nous faire un joli mkv !

Screen mkvmerge

Cette prend aussi du temps… Vous pouvez passer à bonjourmademoiselle !

Et voilà, vous disposez d’un fichier .mkv full HD avec la bande son et les sous-titres de votre choix. Puis c’est du fait maison ! C’est toujours agréable…

Un joli MKV

 

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